Le Marin – le retour

Nous avons prévu de passer 3 jours au Marin.

Au programme :

–          avitaillement du bateau (eau, courses – c’est bien aussi les supermarchés français…),

–          laveries : aucune machine depuis 3 semaines. Ça nous en coutera la modique somme de 75€…ça fait mal quand même (c’est un peu cher les DOM…).

–          Ramener notre ancienne survie ( c’est le canot sur lequel on évacue le bateau dans e cas d’une grosse avarie) pour la faire exploser. Au passage nous jettons un œil aux annexes, car Coraline est vraiment trop malheureuse avec la nôtre, elle rêve d’une nouvelle, avec un puissant moteur!… Sur un panneau d’affichage, on repère une annonce. ça sent la bonne affaire d’occasion. Mais finalement, l’état se révèle moyen. Déçue la Cora! Mais au fait, avons-nous besoin de changer d’annexe ?? Ce n’est pas au programme !!!

–          Quelques réparations ( Rien de nouveau ! Il y en a toujours. On dit même qu’il y aurait un truc à réparer par jour. Comme ça fait 2 bonnes semaines que nous sommes partis de Trinidad, ça fait pas mal de retard!).

 

Au « Menu » des réparations,

En « Entrée », ce sera la réparation de notre feu de mât qui a grillé… Ce feu doit être allumé la nuit au mouillage pour être vu des autres bateaux. (Rappelez-vous le post Moby dick où nous arrivions à Cariacou de nuit, dans Tyrell Bay. De nombreux bateaux n’avaient pas allumé ce feu, et nous avions alors pris conscience de son importance pour les autres !) Coraline est désignée pour grimper en haut du mât et démonter l’ampoule. Elle s’équipe d’un harnais, et de 2 boots pour la sécuriser. Elle monte vaillamment. Ce n’est pas facile, il faut serrer entre les cuisses le mât puis se hisser par la force des bars pour gagner quelques cm. Ce n’est qu’ensuite que je reprends un peu de bout, pour garder une tension sur son harnais. Le mât doit faire quelques 25 m de haut, donc je vous laisse imaginer la bonne partie d’escalade. Plutôt agile la Cora.

Mais, après quelques minutes, à hauteur des barres de flèches ( la première escale avant le haut du mât) un drame se produit… Chacun panique, il faut réagir vite, très vite si nous voulons éviter le pire !!! Mon cœur s’emballe, la manipulation risque d’être difficile à réaliser.  En effet, la casquette de Coraline s’est envolée et est tombée à l’eau ! Je prends alors peur, car Coraline est capable de sauter du haut du mât pour la récupérer! ! ! Car elle l’aime cette casquette… J’accroche donc Cora comme il se doit et file en annexe pour récupérer la casquette de la belle ;-). Pendant ce temps, elle en profite pour prendre quelques clichés car la vue est imprenable, mais ça bouge !!! Finalement nous avons eu chaud, très chaud… Elle inspecte ensuite minutieusement les différentes parties du mât : lumière, girouette, anémomètre. L’ampoule démontée est apportée au magasin pour la changer contre un modèle à LED (moins gourmand en électricité, bien plus lumineux, et donc plus onéreux bien évidement…). Il faut ensuite remonter en haut du mât pour la remettre en place. Même technique, cette fois-ci sans aucun incident tragique ! Afin d’éviter de remonter quelques nouvelles fois, un simple test est réalisé, à tout hasard…… l’ampoule ne s’allume pas ! ! ! Ce qui explique que l’ampoule démontée ne semblait pas grillée… L’électricien en chef est appelé pour une inspection du tableau électrique. Il y a des fils  partout et il trouve tant bien que mal ceux reliés à l’interrupteur. Pendant qu’il farfouille, Cora toujours sur son arbre perché s’exclame « la lampe s’allume » ! ! ! Tout est au mieux dans le meilleur des mondes ! Notre bateau brille dans la nuit telle une étoile ! ! ! Il est toujours très plaisant qu’une réparation se passe bien… Cependant, le meilleur des mondes ne dure jamais longtemps et le lendemain le feu ne s’allume plus… L’électricien du bord est consterné par une telle obstination de ce sage Murphy … Nous resterons comme cela 2 semaines supplémentaires, car on en a marre !!! Plus tard à St Martin, l’électricien trouvera un moment pour regarder tous ces fils et s’apercevra qu’un fil est sorti de son domino… Nous en déduisons une loi très importante pour les travaux : « tout vient à point pour qui sait attendre » ; du coup remettre une réparation à plus tard augmente les chances de succès !!!

En « plat de résistance », ce sera la pompe à eau (elle fait circuler de l’eau de mer pour refroidir le moteur). Elle a une petite fuite. Rien de grave mais autant la réparer avant que ce ne soit plus grave… Le mécano s’inquiète un peu et espère que l’addition ne sera pas salée comme l’eau de la fuite (il est comique le mécano et on ne s’ennuie pas avec lui…). Finalement après consultation, il suffit de changer le joint spi (je t’aime mon brave toutou, mais ce n’est pas de toi dont il est question ici). C’est un tout petit joint, donc a priori ce serait ultra simple : il faut juste démonter la pompe… Comme d’habitude : c’est toujours plus facile à dire qu’à faire (le mécano est non seulement comique, mais toujours optimiste car il prévoit une heure pour l’opération). Je vous passe les détails, mais le démontage a débuté à 10h du matin pour se terminer vers 17h. Ceci avec l’aide d’un mécano qui avait le bon outil (un du genre pro, sympa, et efficace mais moins comique). Et devinez quoi ?? Et bien depuis la fuite est réparée ! ! ! ! Moralité : on peut être comique et bon mécano (et bien aimer son chien qu’on emmènerait bien avec nous – vaste sujet de discussion entre les partisans ( à savoir Coraline) et le capitaine qui trouve cela un peu compliqué….

Comme nous ne souhaitons pas nous éternisé, aucun dessert au menu des réparations cette fois-ci… Mais nous profitons de ce passage pour revoir Captain Tof et Delphine avec 2 copains à eux Vincent (par qui nous avons connu Captain Tof, il vient d’acheter un magnifique bateau de pirates en bois) et Richard (un fameux pirate vénézuélien rencontré à La Réunion il y a quelques années…).

Après toutes ces péripéties et de nombreux aller-retour en annexe, le bateau est avitaillé et nous sommes prêts au départ. Il ne manque plus que l’essence et l’eau à la station. Notre manœuvre se déroule super bien et nous sommes très fières de nous, c’est la deuxième fois que nous la réalisons aussi bien !. Les progrès commencent à se faire sentir depuis nos mésaventures à Trinidad…

Initialement au programme, nous voulons faire route au Nord pour Saint Martin avec une escale en Dominique, en Guadeloupe puis enfin à Antigua & Barbuda (spots de Kite). Nous optons pour des navigations diurnes, même si les départs seront à l’aube, ceci afin de profiter des paysages et d’éviter les grosses fatigues. Cependant le temps presse (Dateline à Saint Martin) et nous n’avons pas envie de faire des visites au pas de courses… En effet, nous n’avons pas arrêté le speed du boulot pour se speeder en « vacances ». Il est hors de questions de réduire le temps prévu pour notre escale à Antigua Barbuda où nous pourrons faire du kite. Les haltes en Dominique et en Guadeloupe risquent d’être écourtées. Nous remettrons l’escale de quelques jours à plus tard en fonction de notre humeur et de notre programme après Saint Martin.

 

 

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