on y est presque

23ième jour de traversée!!! On y est presque! Plus que 300 miles et des cacahuètes…. A priori, si tout se passe bien, le prochain post sera envoyé depuis la terre ferme! Aleluha ! Lors des derniers miles, nous devrons juste étudier attentivement notre allure afin d’entrer dans le lagon avec une bonne orientation du soleil… En effet, dans les atolls du pacifique, la navigation se fait surtout à vue… Bizarrement, nous n’avons croisé aucun animal marin lors de cette traversée : ni dauphin, ni baleine, etc… Laurent a vaguement aperçu un aileron d’un on ne sait quoi, au loin… Peut-être un espadon ? Mais l’apparition, trop rapide, n’a pas pu être identifiée correctement. Concernant la population humaine…. Aucun bateau de plaisance… Nous nous sommes vraiment retrouvés seuls au milieu du Pacifique… Sur 23 jours de traversée, seuls 3 cargos ont croisé, bien au large, notre route… Vous comprendrez donc que nous avons renoncé depuis longtemps aux quarts en bon et due forme… On part dormir en même temps, puisque de toute façon nous savons que vers 2H-3H du matin (heure de Panama- GMT-6) le vent nous fera des siennes… Pourquoi faut-il toujours qu’il change d’orientation ou de force en pleine nuit ???Pendant les journées, les changements ne sont pas aussi radicaux, sauf à l’apparition d’un grain. Seuls les oiseaux sont restés régulièrement présents tout au long de ce mois… Ce qui nous a impressionnés. Comment font ces oiseaux pour voler aussi loin des côtes ? Parfois, ils sont si petits (de la taille d’une pie). Ils battent si rapidement des ailes qu’on imagine qu’ils vont vite s’essouffler. Combien de temps peuvent-ils voler sans se reposer ? Peuvent-ils dormir sur l’eau ? Se sont-ils égarés des côtes par erreur ? Nous avons souvent été victimes d’une houle croisée, ce qui hache la mer… Aujourd’hui par exemple, la houle principale vient du nord-ouest (c’est la houle formée par le vent) ; une houle de plus grande période, mieux formée, plus constante vient du sud. Si le bateau est bien lancé, nous ressentons à peine la rencontre des deux… Par contre, si notre vitesse est moindre, ou si la houle de fond est trop importante, nous avons un mouvement de roulis qui s’ajoute au tangage naturel du bateau… Ce qui devient souvent inconfortable. Nous avons encore été gâtés par tous vos messages…Merci encore ! On n’a un peu moins l’impression d’être coupés du reste du monde… On a souvent clamé à la liberté depuis que nous avons choisi ce mode de vie. Libres de choisir où aller, quand partir, quoi faire, etc… Pourtant cette traversée nous rappelle que nous sommes dépendants des conditions climatiques, dépendants de ce tout petit espace de vie. Coupés de tout, on se retrouve face à nous-mêmes, enfin plus face à soi-même… Cora : c’est un peu comme un emprisonnement où la routine pèse chaque jour un peu plus ! Ça n’a plus rien à voir avec cette liberté envoutante qui a bercée la première année. Vivement qu’on arrive pour y gouter à nouveau. Laurent :C’est un peu une journée qui se répète, une aventure dont on ne voit pas fin… Vivement qu’on arrive pour gouter à nouveauà la liberté.

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Une réponse à on y est presque

  1. chantal dit :

    donc vous mettez pieds à terre où ? sur quelle île.

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