La vie sociale en bateau

 

Aux Antilles, nous avons beaucoup kité, et nous avons beaucoup profité l’un de l’autre. Cette vie de marins étant tout à fait nouvelle, nous avons pris le temps de la découvrir et de l’apprécier à deux.

Depuis que nous avons fait la traversée avec Bernard et Béatrice pour le Vénézuela, c’est un peu comme si nous découvrions la vie sociale des marins. En bateau, c’est comme à terre, dans de nombreux mouillages, nous avons des voisins! La différence c’est que quand on en a marre, on change de mouillage et donc de voisinage… Jusqu’à présent, on ne peut pas se plaindre, nous avons plutôt bien été entourés. Nous avons fait de belles rencontres, chacune d’elles ayant son propre charme.

Le jour de l’anniversaire de Laurent, nous avons rencontré Simon, qui a déjà fait le tour du monde avec sa famille, il y a quelques années. C’est un pécheur hors paire. Il ne pêche que lorsqu’il a faim. C’est ainsi qu’il ne ramène que de grosses bêtes. Coup de chance ou non, Laurent aperçoit sur un corail une langouste énorme en train de se faire dorer la pilule…. Fusils chargé, il dégaine aussitôt!!!! Miam, nous allons nous régaler….C’est la plus grosse jamais pêchée!!! Le soir, nous sommes invités chez notre voisin pour déguster une langouste (la sienne) sauce crème poivre vert…. un vrai délice!!!!!  Il enchaine les anecdotes, des plus invraisemblables aux plus marantes.

Juste après le départ de Simon, nous sommes à nouveau seuls au monde!!! Mais ce n’est que pour une courte durée: nous voilà encerclés par 4 bateaux français. Au secours, nous voilà maintenant envahis…. C’est en effet, la première impression que nous avons jusqu’à ce que nous reconnaissions Corto et Cigalou rencontrés à Bahia Redonda. Du coup, nous nous faisons inviter pour l’apéro dinatoire avec tous les autres bateaux. Nous dégustons une énorme langouste… (encore plus grosses que celle de Laurent) Nous nous rendons alors compte que jusqu’à présent nous n’avons attrapé que de toutes petites « crevettes » comparées à cette magnifique bête (et à la dernière de Laurent, que nous croyons de taille exceptionnelle). Celle-ci semble avoir la taille régulière pêchée par Albert aux roques et ce, au lasso!!!… (Il faut à tout prix aller à la pêche avec lui et comprendre la technique). Nous découvrons un nouveau jeu: le petit train mexicain… (une sorte de domino).

Le lendemain, nous partons à la pêche avec « les experts »! Nous n’attrapons rien du tout, par contre nos acolytes ont encore eu d’énormes langoustes qu’ils proposent de partager durant la soirée…. Cette fois-ci chacun amène un petit truc… Nous nous lançons avec Laurent dans nos premières « empanadas ». C’est une sorte de beignet à différentes saveurs (fromage, poisson, viande, etc), c’est une spécialité vénézuelienne à base de farine de mais blanche. C’est drôlement bon, mais franchement long à réaliser surtout pour les premières… Laurent prépare la garniture à base du mérou que j’ai empilé, et de la Gorette qu’il a fusillée. Moi je façonne le petit beignet, en évitant les trous. Ils sont ensuite frits par Lolo! Nous avons tellement mis du temps à la préparation, que nous sommes appelés à la VHF: « eh les jeunes! vous venez ou quoi, on attend plus que vous! »…..

Ce soir nous amenons le Times up pour changer un peu du petit train mexicain….. Laurent est plus connecté que la dernière fois que nous y avons joué, ce qui nous vaut une éclatante victoire …. Mais vous avez manqué un grand moment, d’une imitation très spéciale et inimitable de la pieuvre par Laurent!!!!! J’en ris encore aujourd’hui!!!!

C’est bizarre mais le lendemain lorsque tous nos voisins quittent le mouillage, on se sent presque seuls! Nous essayons le lasso que nous nous sommes confectionnés… Mais comment font ils?????? Nous revenons encore bredouilles….

Nous aimons tellement ce mouillage de Sarqui, que nous y prolongeons encore notre séjour. Nous avons décidé d’explorer la mangrove.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière étapes avant de quitter los Roques: Cayo de agua. D’après Manuel, notre acolyte brésilien de Bahia Redonda, c’est l’un des plus bel endroit de l’archipel…. Nous allons attendre que le vent revienne avant de partir pour las Aves. Espérons que la pêche y sera fructueuse!

Le paysage est effectivement magnifique

 

L’eau est encore plus turquoise et le sable bien évidemment fin et blanc. De nombreux touristes viennent, depuis Gran roque, passer la journée à profiter du lieu. Nous, chanceux, nous sommes mouillés juste en face, et en profitons du matin au soir, et ce tous les jours!!!

 

Cayo de Agua doit son nom au fait qu’on trouve des puits d’eau de pluie. Il y a donc un peu de végétation!

Ce n’est pas souvent qu’on a l’occasion d’en photographier de près… Au bord de l’eau, une raie fleurte avec le sable

 

 

 

 

Le vent toujours aux abonnés absents, nous sommes en quête de la météo, afin de profiter d’une éventuelle fenêtre pour quitter les roques…. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de Marie-france , Olivier et leurs garçons sur Allianz.

Nous venons de pécher un baracuda. Il y a de quoi nourrir deux bateaux. Nous partageons donc un bon carri réunionnais, spécialité du Chef Lolo, à bord d’Allianz avec nos nouveaux copains. Leur histoire est intéressante…. Envie de fuir la routine, ils ont acheté Allianz au Venezuela. Ils s’y sont fait la main plusieurs fois au cours des vacances scolaires et ont décidé ensuite de tout larguer pour quelques mois.

Depuis nous faisons encore la connaissance de voisins super sympas avec qui nous faisons ou non un petit bout de chemin…..

Les rencontres font partie du voyage, et lui donne un côté agréable, parfois même nostalgique au moment de se dire au revoir….

 

 

 

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Une réponse à La vie sociale en bateau

  1. tib dit :

    Belle prise !!!Beau Poisson ,la fibre pécheur des Corcodel ….Congrat’s

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