La course aux assurances: une histoire presque sans fin

Un bateau, c’est comme une voiture : il faut l’assurer. La Maif nous a couvert depuis l’achat du bateau. Nous en sommes ravis: le rapport qualité/prix bat presque tous les records… Malheureusement il y a un hic: nous venons de nous faire reconfirmer que la zone de couverture de la MAIF s’arrête au sud à Grenada et au nord aux îles vierges. Maintenant que nous prévoyons de faire le grand tour, nous ne pouvons pas prendre le risque d’être hors zone pendant les 6 prochains mois, surtout sur des traversées qui ne sont pas des moins compliquées. Nous voilà donc en quête d’une nouvelle assurance pour la zone que nous avons ciblée. On pourrait penser que chercher une assurance pour un bateau est assez simple… A vrai dire ça l’est par contre la TROUVER relève de l’exploit…. Si notre bateau n’était pas de 1981, la tâche aurait été plus simple!

Dans un premier temps nous relevons les différentes assurances de nos bateaux copains. Chacune d’elles est intéressante, mais refuse de nous assurer. La macif ne prend pas en charge des bateaux de plus de 30 ans…. la Matmut, demande que nous assurions également notre voiture… Comment assurer une voiture lorsqu’on n’en a plus???? Un peu couillon leur affaire!!! Bref, nous allons de déceptions en frustrations…. Au Marin, nous avons également consulté des courtiers spécialisés dans la plaisance avec la même réponse : bateau trop vieux voir aucun retour…

Finalement, la plus appropriée est celle proposée par Sail The World. Quelque part c’est un peu logique puisque cette association s’est spécialisée pour répondre au mieux aux besoins des plaisanciers! A l’achat du bateau, Sail The World n’avait pas voulu nous assurer car nous manquions d’expérience et n’avions pas de moyen de recevoir la météo à bord. Nous les contactons à nouveau pour leur dire qu’il ne nous ait rien arrivé depuis 6 mois ! Ils acceptent alors de nous assurer à la condition d’avoir un moyen de recevoir la météo à bord, un balise de détresse et une expertise récente du bateau.

Pour recevoir la météo, plusieurs solutions sont possibles. Le top c’est un téléphone satellite iridium qui permet d’avoir une couverture téléphonique partout, de recevoir des fichiers météo (grib) et aussi de mails. Sauf qu’un iridium c’est environ 1200€ pour le téléphone avec 220min de communication. La solution la moins onéreuse est de se procurer une petite radio portable (BLU pour les novices) qui capte la bande AM et permet d’écouter la météo à la radio ou mieux de connecter un PC et de recevoir un « météofax ». Avec un logiciel adapté, la bonne fréquence à la bonne heure il est possible de recevoir une carte satellite et ainsi que les prévisions du temps… Nous en trouvons une d’occasion au Marin à 100€, téléchargeons le logiciel et faisons des tests…. Même si les tests ne se révèlent pas encore  concluants, l’assureur accepte cette solution.

La balise de détresse permet, en cas de gros pépin, d’être sauvés par les secours en mer. Ceux-ci reçoivent notre position GPS exacte après que ayons pressé le bouton  signal d’alerte. Il suffit alors d’attendre quelques heures pour une rescousse. Ce n’est  effectivement pas un achat inutile, si on réfléchit bien. Bien évidement, il n’y en a aucune de disponible au Marin… Nous sommes près du 14 juillet, et l’option « livraison depuis la métropole » va prendre la vie des rats… Finalement, c’est le grand soulagement, un magasin de Marin peut nous livrer sous 48H ! Problème de balise réglé pour 400€…

Concernant l’expertise, nous l’avions faite lors de l’achat du bateau. Elle n’est pas encore caduque surtout si nous présentons les factures des travaux réalisés préconisés par l’expert. Donc a priori, aucun de soucis…  Sauf qu’après lecture du rapport et consultation des factures des travaux, l’assureur nous demande une contre expertise…Il ne manquait que ça!!! Avec un peu de bonne volonté, l’assureur aurait pu se contenter de nos documents. On appelle donc Dominique, l’expert; le RDV est pris pour lundi matin. Comme pour la première fois, il est très sympa et nous discutons avec lui de notre périple et de nos projets. Il nous encourage à aller au Venezuela ce qui continue de nous rassurer. Concernant la contre expertise, il valide les travaux, les améliorations et augmente même la valeur d’expertise du bateau !

MISSION ACCOMPLIE, mais non sans peine: Nous avons une nouvelle assurance qui nous couvre pour la grande zone Antilles ! Nous y avons tout de même passé 2 semaines…

 

Ce contenu a été publié dans Martinique. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à La course aux assurances: une histoire presque sans fin

  1. Mummoma dit :

    Congé sabbatique n’est pas sans souci. Vous restez connectés à la réalité, ces tracasseries vous rappellent ce à quoi vous échappez ou tentez d’échapper…
    L’issue est positive. Tant mieux. Grâce à cet expert vous êtes allés au Vénézuela sans crainte!
    Bises.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *