En direction de St Martin – îles vierges: suite et fin

Depuis que nous avons quitté Anegada, nous nous consacrons surtout au snorkeling et à la recherche de jolis et tranquilles mouillages.

Nous voilà donc en direction de l’île Jost Van Dyke, qui doit son nom à un pirate hollandais. Pour la rejoindre nous contournons les îles au sud de Tortola: Salt -cooper et Ginger Islands. Il y a vraiment trop de choses à voir aux BVI! Malgré que nous adorons cet endroit, il faut penser à reprendre le large pour continuer notre aventure. C’est la raison pour laquelle nous ne découvrons ces trois îles que depuis la mer.

 

 

 

 

 

A Jost Van Dyke, nous faisons un premier mouillage sur les bouée 90 min, en face de Sandy Cay, qui appartient à la fondation Rockefeller. C’est une petite île de sable blanc recouverte essentiellement de végétation sur laquelle nous profitons des nombreux petits sentiers pour une balade, en fin d’après midi.

Le mouillage sous le vent de cet îlot est souvent plus houleux et encombré, c’est pourquoi, après notre ballade, nous changeons de coin. A 10min de moteur, se trouvent Green Cay et Sandy Split (qui font parties de Little Jost Van Dyke). Sandy Spit offre une vision carte postale avec sa jolie plage de sable surmontée d’une touffe de cocotiers.En mettant la tête sous l’eau, nous voyons un bon nombre de Carangues. Notre copine Lilou du bateau Belthza, nous a confié le secret de la pêche à la Carangue avec une canne à pêche. C’est comme ça que nous inaugurons le cadeau que nous ont amené Delphine et Flavie. En accrochant un simple petit grain de maïs sur l’hameçon le tour est joué: Un poisson! Mais nous rejetons la bête à l’eau, il ne s’agissait que d’un test. En tout cas, merci encore à Delphine et Flavie, nous allons certainement devenir experts en pêche à la ligne, à défaut d’être plutôt mauvais en pêche à la traine.

Le vent se lève le lendemain. Il n’est pas très stable : dès fois il y a de grosses rafales. Mais nous sortons tout de même le matos , nous n’allons pas perdre une opportunité de Kiter aux îles vierges! L’espace de navigation s’étend jusqu’à l’autre île (Sandy Cay) où nous étions hier. Attention cependant à ne pas se faire déventer sinon, le retour est compromis. Sans le vouloir, ni même le contrôler je fais mes premiers sauts à 2m. Pour les pros, ce n’est certes rien, mais pour moi qui en était encore aux sauts de crapaud, j’ai la sensation de voler à plus de 4m de haut, tellement le temps en l’air me paraît long. Laurent me ramène à la réalité en m’assurant que je suis loin des 4m….

L’endroit est si plaisant, que nous y restons une journée supplémentaire. Laurent dévore la trilogie Millénium. Du coup, je m’ennuie un peu. Je pourrais rédiger le blog, mais je suis prise d’une « flemmingite » aiguë. La solution: me mettre à la lecture….

Petite frayeur en allant nager, le courant est très fort, c’est rapidement que j’arrive entre Green Cay et Long Bay. Mais au delà de cette passe, les fonds descendent d’un coup, et le courant fort entraine vers le large. De plus, en Dinghy, Laurent aurait aperçu un requin…. Oulàlà, dur dur de revenir à la nage, à contre courant…. 

Du vent est prévu pour demain, nous décidons donc de retourner à Necker Island afin de clôturer en beauté notre séjour aux Vierges. Sur le chemin, nous épuisons le jambon cru ardéchois. Il ne nous reste plus qu’un saucisson aux cèpes et une noix de jambon… cela va être dur pour moi, de vivre sans les saveurs ardéchoises (cf l’onglet: liens utiles)…. Heureusement, Marie-françoise et Evelyne, nous ont apporté un stock de produits du terroir Nivernais.

A Necker Island, ce sont encore deux jours de Kite riches en sensation. Notre copain Sir Richard n’est plus sur l’île. Nous avons fait quelques séquences vidéos sympathiques. ( à venir)

Avant de faire notre sortie, nous nous arrêtons à Saba Rock. On nous a assuré que nous pourrions avoir internet gratuit. Nous sommes coupés voilà bien quinze jours, et récupérer nos emails devient urgent. Laurent organise un rapatriement de sa Maglight sur Miami pour un SAV. Pour une lampe sensée être semi-étanche, elle n’a duré que quelques mois en mer. Saba Rock est plein de charmes et original.

Juste avant le départ, nous dormons en face du site des Baths. (le site des labyrinthes aquatiques). Nous rencontrons Bernard et Béatrice, des retraités qui sont arrivés dans la Caraibes depuis quelques années. Ils sont allés au Venezuela l’année dernière et ne semblent pas être traumatisés à l’idée d’y retourner. Nous les invitons à boire un coup sur le bateau. Ils nous expliquent qu’il y a effectivement eu des attaques, mais que chacune d’elles possède une explication rationnelle. La règle de sécurité est de faire la traversée depuis Grenada à au moins deux bateaux. Ils sont certains d’y retourner. Du coup, nous sommes à nouveau bien motivés pour continuer l’aventure vers le Venezuela. Nous échangeons nos coordonnées, il existe une forte probabilité pour que nous partions ensemble.

Nous voilà à présent partis pour une longue traversée en direction de Saint Martin: Estimation faite à une bonne trentaine d’heures. La mer est calme, et notre allure agréable. Nous devons juste prendre notre mal en patience. Pour se faire, nous retentons notre chance à la pêche à la traîne. Depuis que nous avons rencontré les américains, nous sommes confiants. Nous avons eu raison, car c’est une belle Dorade (aussi connue sous le nom de mahi mahi ou Dolphin) que nous pêchons. Huuuum, le chef va nous préparer de bons sushis pour midi. Mais quelle épopée!!!! Pêchée vers 10h, il faudra en tout et pour tout 2 bonnes heures de préparation pour arriver au résultat:

Tout d’abord, il s’agit de remonter l’animal dans le cockpit. Nous avons de la chance, le temps de s’apercevoir que nous avions quelque chose, celui-ci s’est bien fatigué. Il ne se débat donc pas beaucoup  sur le pont. Un coup de Rhum dans les branchies, et c’est la mort éthylique assurée. Ensuite, il faut l’écailler et le vider…. La tête en bas, Laurent se lance dans cette tâche, pendant que j’arrose en continu notre pont. Il ne faudrait pas garder une vieille odeur de poisson, par la suite! Le soleil, l’odeur et la tête en bas, ne font pas très bon ménage: peuvent apparaitre des haut-le-cœur. Mais Laurent assure comme un chef…. il faut dire que ça fait des mois que nous rêvons de sushis. Il découpe les filets que nous stockons au fur et à mesure dans le frigo. Il est à peu près 11H, quand il se lance dans la préparation culinaire. La chaleur à l’intérieur du bateau est insoutenable, le bateau tangue quelque peu. Bref, ce n’est pas le moment le plus confortable pour la préparation de sushis. Mais peu importe, Laurent affronte, non sans peine, les mauvaises conditions, et finit par amener un merveilleux plateau de sushis…. Pour moi qui ait le bon rôle, comme souvent (c’est Laurent qui a insisté pour que j’ajoute « comme souvent!), il ne reste plus qu’à les dévorer.

Notre traversée se poursuit pendant d’interminables heures. Ceci étant nous apprécions d’être partis de jour et de passer la nuit que l’inverse. Il semblerait que le corps s’habitue mieux à ce rythme.

A l’approche de Saint Martin, des espèces de canard des mers, nous survolent. Nous sommes un peu fatigués mais heureux de revoir la terre.

Saint Martin, nous revoilà après 35h de nave!

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