Chantier naval à TT – sortie de l’eau du bateau et gros travaux!

 

Bloqués à Trinidad, nous passons donc au plan B: au lieu de faire les réparations à Grenade nous les  réaliserons ici. En effet nous avons plusieurs travaux importants à effectuer :

  • changement des vannes d’entrées/sorties d’eau , en espérant que les passes coques soient encore en bon état (Tuyaux ce qui permettent les passages d’eau de nos éviers et toilettes vers l’exterieur),
  • refaire l’antifouling (peinture de la coque pour améliorer nos performances de vitesse et éviter que notre coque ressemble à une réserve naturelle avec algues et coquillages…),
  • réparer la fameuse fuite de Gasoil,
  • réparer les dommages liés à l’ancre (cf blessure de guerre),
  • réparer la pompe des toilettes,
  •  le second feu de la gazinière, et
  •  le support du guindeau (le guindeau est ce qui permet de remonter l’ancre avec un moteur électrique et non par la force des bras…)
  • etc….

Bref, la liste est exhaustive mais il est recommandé de faire tout cela d’une part pour notre sécurité et notre confort à bord mais aussi pour l’assurance suite au rapport d’expertise…

Nous voilà donc à la recherche d’un chantier pour sortir le bateau. Cela débute bien, car il y a une grue  où nous mouillons et les tarifs sont très intéressants ! Nous organisons donc la sortie pour le lendemain matin. Le seul petit hic est qu’il faut s’assurer que notre bateau n’est pas trop grand pour leur grue qui semble un peu sous-dimensionnée. Mais le grutier semble plutôt confiant et viendra voir le bateau demain matin pour vérifier. Au passage, on prend RDV avec les peintres pour l’antifouling. Tout est donc bien mené, voir même presque résolu en une après-midi seulement et nous sommes super contents !! Quelle efficacité !!

Le lendemain matin nous attendons la visite du grutier, qui n’arrive pas… Entre temps, un chinois croisé la veille (parce qu’on a peu couru partout pour l’organisation des travaux) vient inspecter notre support de guindeau, mais vu le court délai, il nous renvoie vers un autre type qui devrait passer demain…

Le grutier n’étant toujours pas arrivé, je retourne à terre: il ne faudrait pas trop trainer pour sortir le bateau. Après une bonne heure de recherche, le grutier vient enfin voir le bateau. Il me dit que ça va être un peu compliqué, le Black Pearl est finalement un peu grand et un peu limite en poids… Et que pour réaliser la sortie de l’eau, il va falloir démonter les étais (ce sont les câbles en inox qui retiennent le mat en avant !!). Là nous sommes directement refroidis, car cela implique alors un gros risque:  le mat peut tomber; dans ce cas, c’est la cata !!! Retour donc à la case départ « vous ne gagnez pas 20 000F », nous avons juste perdu 24h… et il faut trouver un nouveau chantier naval…

Heureusement, hier, en courant à droite à gauche, nous avons visité un autre chantier : Peaks un peu plus onéreux. Ils ont un gros travelift (c’est la grue qui permet la sortie de l’eau) et semblent très efficaces. Leur prestation prend en compte la sortie du bateau, les réparations liées à l’ancre et l’antifouling… La note est plutôt salée ! Mais on prend quand même le RDV pour le lendemain matin, ils peuvent tout faire en 3 jours !!

Le jour qui suit tout se passe super bien. Nous faisons une belle entrée pour s’amarrer dans le bassin où se trouve la grue, ce qui nous redonne un peu confiance dans nos manœuvres. Les opérateurs sont très professionnels et la sortie est rapide.

Nous voilà maintenant habitants sur un bateau à sec perché à 5 m de haut!!! Étrange sensation!

Pour l’antifouling il y a un petit souci  déjà relevé par l’expert : il faut réaliser un sablage (gros ponçage à base de sable)  car il y a une bonne dizaine de couches et ça s’écaille un peu… Mais ce ponçage est à plus de 1000 $ US et dure 3 jours ! Là ça fait vraiment trop pour nous sur tous les points… On part donc sur un ponçage léger, une précouche et un antifouling… Un peu dommage de ne pas le faire complètement, mais ça représente un gros investissement pour la courte durée de notre trip. « Antifouling organisé! »

Il faut à présent s’occuper des vannes. Bien que nous ayons hésité à le faire nous-mêmes, car dans voile et voilier « spécial bricolage » tout y est très bien expliqué, nous pensons que c’est quand même un peu critique. Une fois le bateau remis à l’eau, si ça a été mal fait et qu’il y a une fuite c’est la cata : soit le bateau coule, soit on est assez rapide pour le sortir de l’eau à nouveau. On repasse alors à nouveau par la case départ en perdant les 20 000F !! On se dirige donc vers le magasin Dynamite Marine et nous  rencontrons Marc un Trini d’origine martiniquaise hyper sympa et très calé…

Alors qu’il est 15H, je lui demande s’il peut venir s’occuper des vannes demain matin. Il me regarde en rigolant, car il a déjà de gros chantiers en cours, mais après quelques minutes il me dit: «  Ok ça ne sera pas très long donc passe demain à 9h00 je vais voir ce que je peux faire. Mais par contre tu ne pourras pas repartir dans 3 jours, car le joint met 7 jours à sécher !! » Oulalala pas prévu cette histoire de joint !!! Bon on verra bien, là on a plus le choix le bateau est hors de l’eau et il faut changer ces vannes… « Vannes organisées »

Le lendemain c’est l’effervescence sur le chantier : un artisan sur le ponçage de la coque, deux sur les vannes, un sur la réparation de l’accro de l’ancre, Cora au guindeau et moi en A/R pour acheter du matos et à l’inspection… Ça avance super vite et ça fait bien plaisir !! Par contre, pour les passes-coques la solution est sans appel: ils sont aussi dans un piteux états et il faut donc les changer… (on a bien fait de ne pas le faire nous même, en effet, ça représente tout de même de gros trous dans la coque!!!)

 

A midi, bilan de la situation :

  • le bateau est poncé!
  • les vannes installées!
  • l’accro presque réparé !

 

 

 

D’après l’expert, il fallait également changer le joint hydrolube (c’est ce qui tient l’axe qui relie le moteur à l’hélice). Un premier artisan m’a dit qu’il fallait enlever l’arbre entièrement, mais semblait peu sûr de lui… Je demande donc à Marc s’il peut s’en occuper par la même occasion. Il revient donc l’après-midi avec son équipe : il « suffit » en fait d’enlever l’hélice, de poser ensuite le joint (opération qui semble simple, mais qui a pris pas mal de temps : Sur un bateau toutes les opérations prennent du temps, car il y a toujours des galères). En fin de journée, nouveau bilan : tout a quasiment été fait en 24heure, un exploit !

 

Nous pourrions presque remettre le bateau à l’eau samedi comme prévu initialement, mais après réflexions, nous préférons attendre que le joint sèche et être un peu moins speed. Nous remettrons donc le bateau à l’eau mardi.

Accro de l'ancre réparée

passe coque

 

antifouling

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